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Isis n'existe pas, The Cure is the law

4 déc. 2007, 0h13m

Lun. 3 déc. – Jesu, Year of No Light, Fear Falls Burning

soirée en forme de démonstration de l'aberration que sont tous les saucissoïdes de type isique ...

d'abord, ces chers Year of no Light : pas pu m'empêcher de repenser à cette fois où j'ai dû les décrire au Chybre Fantôme : en (très) gros, Converge qui joue du Cure ; et de réaliser que la définition collait aussi pour les navrants d'Armand Tournier ; sauf que oui, mais non ; nos Bordelais, ils sont peut-être encore plus neuneus, naïfs si vous préférez, du coup surtout plus sincères, directs, dépuoillés, à l'os, et puis écorchés, quoi ; c'est bien le moins pour qui n'est pas venu écouter du Yes ; résultat on ne sent pas ce décalage gênant entre le chanteur à fond dedans et la musique qui le met dans ses états, contrairement à la sus-nommée seconde partie d'Oxbow

interlude lounge et bavette, avec un confortable et gentil habillage sonore by Fear Falls Burning ; nous vous rappellons qu'une collation légère, à base de céréales fermentées, et servie en voiture bar (putain, j'ai même pas fait exprès)

Yeahzu : par où commencer ...
Jesu en live, c'est d'abord, en plein dans ta gueule, un batteur ; me suis pas tout de suite aperçu que c'était pas le Ted, mais hormis un regrettable tunnel de break sur break (sur break), il a très honorablement tenu le tabouret au chaud, en alignant les petits parpaings, qui ressemblaient plutôt à des sacs de ciment
et puis c'est Jujus, évidemment, qui se dandine comme si rien ne s'était passé, comme si c'était toujours du Godflesh
et la somme des deux, c'est que, tu parles d'un scoop, c'est bien toujours de la même engeance que Godflesh, un genre de Godflesh acoustique qui joue des inédits, donc toujours de la même famille que JoyDiv' quelque part (dans ta gueule, à mon avis), quelque chose de cold, d'aveuglant, de hâve et de brûlant

alors oui, je suis pas objectif (encore heureux) pasque Jus, c'est un de mes plus vieux vieux-potes-à-qui-j-ai-jamais-parlé et que ça m'attendrit toujours de le voir, gauche et passionné

mais m'est avis qu'y en a pas deux, des groupes de shoegaze qui peuvent me faire fermer les yeux pendant à peu près tout un concert ET me dépouiller les cervicales aussi proprement que du Unsane

Commentaires

  • supajuj a écrit :
    4 déc. 2007, 10h53m
    ah j'ai oublié : les nouveaux morceaux de YonL décalquent bien, aussi

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  • Divarre a écrit :
    4 déc. 2007, 17h26m
    Au dernier passage de Jesu à Paris, avec Isis, ils n'avaient pu jouer que trois morceaux avant un gros problème technique, mais j'avais aimé ces trois morceaux. Le batteur, le bassiste, Broadrick. Il y avait une magie.

    Hier soir, je me suis juste fait démolir les tympans par un batteur qui faisait plus de grimaces qu'il ne donnait de coups de baguette (sans parler de son groove complètement absent, et de ces rides et charlestons en programmation qui me faisaient au final regretter de ne pas n'avoir qu'une seule et unique boite à rythme.)
    Le bassiste carré, mais absolument pas dedans. Par contre Broadrick à fond dedans, trois heures à s'accorder entre chaque morceaux (sans parler du batteur qui accorde soi-disant sa caisse claire entre chaque morceau, hilarant), et chant très flottant (et même faux sur So tired of me, putain je l'attendais tellement celle-là, quel massacre !).

    Donc j'aurais pardonné l'attitude on n'a rien à prouver si la musique avait suivi, mais là c'est pour moi le plus mauvais concert de l'année. (RIP Godflesh)

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  • Divarre a écrit :
    4 déc. 2007, 17h31m
    Donc au final, j'ai bien aimé Year Of No Light, même si j'ai été un peu déboussolé par le chant hurlé et la linéarité des morceaux. Mais c'est un choix artistique. Pour me plaire, j'aurais aimé plus de changements dans les morceaux (comme le morceau du milieu de leur set, avec le passage sur les toms suivi de la montée), plus de variété pour le chant (par exemple, cette reprise de Joy Division qui traine sur leur page myspace.) Plus de variétés dans les breaks aussi. Sinon les mélodies sont bonnes, entre guitare lead et synthé, et les riffs sont bons, certains même excellents !

    Fear Falls Burning, c'était dur à apprécier debout avec un mal de dos horrible et la gueule dans les enceintes (un peu trop de basses) et donc j'ai beaucoup plus savouré les 5 dernières minutes passées sur mon fauteuil à écouter tranquillement. Performance d'autant plus relevée dans mon estime par la mauvaise prestation de Jesu. Difficile à écouter mais intéressant sous certaines conditions donc !

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  • nyhil a écrit :
    4 déc. 2007, 17h38m
    +1

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  • Kathana a écrit :
    7 déc. 2007, 14h26m
    pas grand chose à ajouter de plus que Divarre. Effectivement on a envie de pardonner à Broadrick pour son côté touchant, pour le monstre de connaissances et de créativité passée ou non qu'il est, mais pas son côté bien trop paradoxalement artisanal sur scène (les blancs 'cause laptop pas déclenché au pied ou réaccordage etc), trop cheap même s'il n'était évidemment pas question de s'attendre à un show.
    Quant au chant, pas de surprise. On a été relativement épargnés cette fois grâce au sous mixage de la voix.

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