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Deerhunter au Botanique
21 déc. 2011, 22h20m
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Albums 2010
12 jan. 2011, 21h44m
S'il est une chose plus importante pour un fan de musique qu’écouter de la musique, c'est sans aucun doute... classer la musique ! Comme tous les ans, voici donc un coup d’œil sur l’année écoulée. Même si au fil des années qui passent, une question me revient avec de plus en plus d’insistance au moment de « faire mon top » : Does anyone care ? Que foutre, l’exercice m’amuse et j’aime toujours me replonger quelques mois plus tard dans ma prose. Allons-y donc.
Avant de classer pour le fun et le grand n'importe quoi, j'ai quand même besoin de partager certains albums qui n’ont pas été mis en avant par la clique habituelle et qui vous ont donc peut-être échappés :
-Beach Fossils – S/T. Leur son lo-fi colle parfaitement à leur flegme. Un tempo cool, des mélodies simples, une voix lointaine. Tous les morceaux se ressemblent et ne sont pas franchement incroyables mais les écoutes sont tellement paisibles, qu’on en redemande. Lo-fi will never die!
-The Ponys – Deathbed EP. Du très lourd. On est quelque part entre le revival rock psychédélique des sixties (Black Angels/Rebel Motorcycle Club/Mountain) et Ian Curtis. Les guitares sont lourdes, la basse vrombissante, la voix caverneuse. Ils réussissent en cinq titres à faire dans le sombre et la pop toujours sur une base rock bien carrée. A suivre de très très près.
-Beat Mark – Howls of Joy. Ils s’inscrivent parfaitement dans la mouvance lo-fi actuelle qui nous vient tout droit des States et méga-amplifiée par Pitchfork (Best Coast, Wild Nothing, Ty Segall, Crystal Stilts, Wavves, Beach Fossils, etc, etc, etc..) mais vous n’en avez pas entendu parler parce qu’ils sont Français, distribué sur un label minuscule et n’ont leur entrée nulle part. On peut écouter Howls Of Joy en intégralité sur ce chouette blog et je vous le recommande chaudement.
-Liars – Sisterworld. Bon, celui-là, vous en avez peut-être entendu parler puisqu’il a été bien critiqué par Pitchfork mais je trouve qu’il n’a pas fait le buzz qu’il méritait, peut-être pas aidé par des concerts très moyens semble-t-il. Que soit, Sisterworld est exigent, sombre, dérangeant et oppressant de part en part. Un régal.
J’ai ensuite classé plus de 30 albums que j’ai suffisamment écoutés que pour pouvoir m’en faire une bonne opinion.
32. Vampire Weekend - Contra
31. Sleigh Bells – Treats
30. Interpol – S/T
29. No Joy – Ghost Blonde
28. Wolf Parade – Expo 86
27. Gorillaz – Plastic Beach
26. The Black Angels – Phosphene Dream
25. Black Mountain – Wilderness Hearts
24. Arcade Fire – The Suburbs
23. Broken Social Scene - Forgiveness Rock Record
22. The Fresh and Onlys - Play It Strange
21. Girls – Broken Dreams Club EP
20. Surfer Blood – Astro Coast
19. Beach Fossils – S/T
18. The Walkmen - Lisbon
17.Ty Segall - Melted
16. Beach House – Teen Dream
15. Avi Buffalo – S/T
14. Tame Impala – Innerspeaker
13. Beat Mark – Howls of Joy
12. The Ponys – Deathbed EP
11. Dum Dum Girls – I Will Be
Top tenons !
10. MGMT – Congratulations
09. Hot Chip – One Life Stand
08. Wavves – King of the Beach
07. Foals – Total Life Forever
06. LCD Soundsytem – This is Happening
05. Liars – Sisterworld
04. No Age – Everything in Between
Le trio de tête est vraiment très loin devant le peloton. 2010 restera pour ces trois là un cru d’exception.
03. The National – High Violet. Parce Terrible Love est un morceau épique qui clôturerait parfaitement tout grand album et que ce n’est que le premier titre. Parce que tout ce qui suit est du même tonneau. Parce que le final donne des frissons. Parce qu’ils sont le meilleur groupe du monde.
02. Deerhunter – Halcyon Digest. Parce que leur musique m’a toujours pris aux tripes. Parce qu’ils savent varier les genres et brouiller les pistes tout en appliquant leur recette minimaliste à chaque morceau. Parce que c’est à la fois dépouillé et riche.
01. Spoon – Transference. Parce que Spoon est le groupe que j’ai le plus écouté en 2010. Parce que la retenue de Before Destruction est magique. Parce que les morceaux les plus enlevés sont super efficaces. Parce que les guitares de I Saw The Lights me rappellent celles d’Instant Street. Parce qu’Out Go The Lights et Goodnight Laura sont belles à pleurer. Parce qu’en retirant toutes les couches qu’ils peuvent à leurs compositions, ils démontrent parfaitement que leurs excellents morceaux se suffisent à eux-mêmes. -
Albums 2009
6 jan. 2010, 8h36m
2009, une année étrange sur le plan musical. Beaucoup de disques écoutés et beaucoup de disques appréciés. Au final pourtant, peu de choses resteront. Pas de Funeral, pas de Turn On The Bright Lights, pas de Silent Alarm cette année. Bref, une année très riche avec beaucoup de très bonnes choses, et paradoxalement rien d’exceptionnel.
Je retiendrai dans l’ensemble :
1.La très bonne tenue des pionniers. Dinosaur Jr et Sonic Youth dans une moindre mesure. Deux bons albums, un petit peu trop « en roue libre » à mon goût. Mais le résultat est toujours enthousiasmant. Built To Spill, Trail Of Dead et les Flaming Lips surtout. Qui signent tous les trois d’excellents albums. Et qui à l’inverse des deux autres groupes cités précédemment ont encore su surprendre et élevé le niveau sur pas mal de morceaux.
2.La confirmation de certaines bonnes pousses made in ’00. Les Yeah Yeah Yeahs, Franz Ferdinand et les Arctic Monkeys ont fait le boulot très correctement sur leur troisième album respectif. Eux aussi, ont su surprendre sur certains morceaux, c’est souvent bon signe.
3.Quelques groupes indie qui continuent leur bout de chemin tout en me passionnant toujours autant d’albums en albums : Why ?, Animal Collective, Grizzly Bear, Flashy Python (voire Clap Your Hands Say Yeah), Sunset Rubdown, Wild Beast, Atlas Sound (voire Deerhunter) et Them Crooked Vultures (voire des vieux groupes inconnus…). C’est finalement toujours chez ces groupes de « peloton de la scène indie » que j’ai le plus trainaillé cette année encore. Souvent pour le meilleur.
4.Les très bons deuxièmes albums de groupes qui devraient rejoindre rapidement les écuries de tête ci-dessus s’ils ne merdent pas à la prochaine saison au risque de rejoindre Ghinzu au Panthéon des espoirs déchus : dans le « néo-gothique-post-shoegaze-limite-cold-wave » (ben quoi ?), A Place To Bury Strangers et The Horrors ont fait du très bon boulot. Dans le « post-electro-noise », Fuck Buttons a plus qu’assuré (ils empochent d’ailleurs haut la main le prix « on-essaye-de-faire-mieux-que-Atlas-de-Battles-mais-putain-c’est-pas-easy-easy » grâce à leur tuerie The Lisbon Maru). Au rayon musique qu’écouterait Marc Ysaye aujourd’hui si il n’était pas mort le même jour que Phil Collins, Crystal Antlers n’a pas transformé parfaitement l’essai de leur EP sur Tentacles mais ne démérite pas pour autant. Enfin, dans le registre « musique de tarés », Health a remporté le grand prix avec trois tours d’avance avec leur génialement éreintant Get Color. Pour en finir avec Health et Crystal Antlers, c’est assurément les meilleurs nouvelles claques live que l’on m’a infligées cette année.
5.Les discrètes « nouvelles pousses ». Etant donné que les « best albums » sont souvent des « debut albums » (pensez Franz Ferdinand, Wolf Parade, Bloc Party, The Strokes, Foals, Interpol, Arcade Fire, Yeah Yeah Yeahs, The Libertines, dEUS, etc, etc, etc.), les nouvelles pousses de l’année sont souvent celles qui apportent le graal du Top of the pop… En 2009, les nouvelles pousses m’en ayant touché une sans faire bouger l’autre s’appellent The XX et Bear In Heaven, celles qui m’ont franchement intéressé se nomment The Antlers et Cymbals Eat Guitars, enfin celles qui m’ont complètement passionné sont Japandroids, The Pains Of Being Pure at Heart et Girls. Or, dans tout ça, moi pas voir le graal… Cependant, dans tout ça, se trouve une grande partie des meilleures productions de cette année…
6.2009, l’année où j’ai découvert les Black Lips. Putain, rien que pour ça, c’était bien 2009 ! 200 Million Thousand aura a été mon disque de chevet. Ou comment quatre branleurs qui parodient les Stones sur un 8-pistes dans leur garage avec un son plus crade que tout ce que vous pouvez imaginer ont réussi à me foutre la niaque à chaque écoute. Ici, on ne cherche pas à sonner toujours plus large, plus propre, plus clair. On préfèrera toujours le son analogique des sixties à celui hyper-stréroïdé et impersonnel de couillons comme Muse. Ici, on fait du rock’n’roll. Thanks Guys !
Un classement quand même :
1.Black Lips – 200 Million Thousand (Short Fuse, Drugs, Trapped In A Basement)
2.Built to Spill – There Is No Enemy (Done, Planting Seeds, Hindsight).
3.The Pains of Being Pure at Heart (Gentle Sons, Stay Alive, Come Saturday)
4.Girls (Morning Light, Lust For Life, Hellhole Ratrace)
5.Health – Get Color (Die Slow, Severin, In Violet)
6.Japandroids (Wet Hair , Young Hearts Spark Fire, Crazy Forever)
7.The Antlers – Hospice (Sylvia, Kettering, Bear)
8.The Flaming Lips - Embryonic (Worm Mountain, Evil, Watching The Planets)
9.Cymbals Eat Guitars – Why there are mountains (Some Trees, Wind Phoenix, Like Blood Does)
10.Grizzly Bear – Veckatimest (Southern Point, Two Weeks, While You Wait for the Others)
11.Arctic Monkeys - Humbug (Cornerstone, Crying Lightning, My Propeller)
12.Fuck Buttons – Tarot Sport (The Lisbon Maru, Surf Solar, Flight Of The Featherd Serpent)
13....And You Will Know Us By The Trail Of Dead – The Century of Self (Far Pavillons, Isis Unveiled, Bells Of Creation)
14.Sonic Youth – The Eternal (Anti-Orgasm, Antenna, What We Know)
15 et + :
a.Animal Collective – Merriweather Post Pavilion (Bluish, My Girls, Brothersport)
b.Dinosaur Jr – Farm (Over It, Pieces, Said The People)
c.Flashy Python – Skin And Bones (Cattle’s New Clothes, The Lady Is A Ghost, Obscene Queen Bee)
d.Sunset Rubdown – Dragonslayer (Apollo and the Bufallo and Anna Anna Anna Anna Oh!, Silver Moons, Nightingale/December Song)
e.Them Crooked Vultures - Them Crooked Vultures (Gunman, No One Loves Me and Neither Do I, New Fang)
f. Why? (These Hands, Into The Shadows Of My Embrace, This Blackest Purse)
g.Wild Beast – Two Dancers (Hooting & Howling, We Still Got the Taste Dancing on Our Tongues, Two dancers).
Meilleurs concerts :
1.The Flaming Lips [AB]
2.Deus [Pukkel, le premier des deux soirs]
3.Health [Pukkel et AB Club]
4.Crystal Antlers [Pukkel & Rotonde]
5.The Notwist [AB]
6.Vampire Weekend [Pukkel]
7.…And You Will Know Us By The Trail Of Dead [Het Depot]
8.Sonic Youth [AB]
9.Pixies [Forest]
10.The Jezus Lizard [Pukkel]
11.A Place To Bury Strangers [Pukkel]
Les demi-déceptions :
- Jason Lytle [Rotonde]
- Grizzly Bear [Cirque Royal]
- My Bloody Valentine [Effenaar]
Le boulet d’or :
- My Bloody Valentine [Pukkel]
Pourquoi 2011 sera une belle année : Spoon, Wolf Parade, Broken Social Scene, Interpol, Arcade Fire, The National, No Age et Foals, entre autres, reviennent. Sans oublier les nouvelles pousses... -
Albums 2008
10 jan. 2009, 16h57m
Quelques bons albums, corrects dans l’ensemble, comportant quelques très bons morceaux mais ne tenant pas la longueur sur l’entièreté de l’album :
Bloc Party – Intimacy
Bon Iver - For Emma, Forever Ago
Brendan Canning (Broken Social Scene presents...) - Something for all of us
dEUS - Vantage Point
Girls In Hawaii - Plan Your Escape
Get Well Soon - Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon
Goldfrapp - Seventh Tree
Lightspeed Champion - Falling Off The Lavender Bridge
Tapes’n Tapes - Walk It Off
Shearwater - Rook
Les indispensables de l’année, tous excellents, par ordre alphabétique d’abord :
The Black Angels - Directions To See A Ghost
Department Of Eagles - In Ear Park
The Faint - Fasciination
Fuck Buttons - Street Horrrsing
No Age - Nouns
The Notwist - The Devil, You + Me
And now, ladies and gentlemen, Top Of The Pops ! :
10. MGMT - Oracular Spectacular
www.leschoses.com : « L'album de MGMT peut être appréhendé de deux façons.
1) Soit vous vous contentez de survoler le disque et dans un premier temps, vous ne remarquez que les tubes jalonnant le début du disque puis dans un deuxième temps, vous les cataloguez un peu hâtivement en groupe electro-pop avec, il est vrai, une touche néo-psychédélique.
2) Soit vous écoutez intensément le disque et vous distinguez les différents styles du groupe - d'un côté de l'electro-pop pur jus, de l'autre de la pop psychédélique proche de l'univers de The Flamings Lips. »
J’ai choisi la deuxième option. Ce disque est bien plus que trois singles. Ecoutez The Handshake, Pieces Of What et Weekend Wars pour vous en convaincre. Mention spéciale (une fois de plus !) à la production de Dave Fridmann, où comment avoir un son super pur et bien vitaminé comme les radios adorent, mais qui garde du relief, de la profondeur, qui fait passer des sensations. Tout l’inverse du dernier dEUS, par exemple, où le son est plus large que le canal de Panama et où tout sonne comme une seule grosse nappe de synthé…
9. TV On The Radio - Dear Science
www.mescritiques.be : « Varié, complexe, et occasionnellement puissant, cet album de Tv On The Radio, est l’album type que vous pourrez aimer sans trop comprendre pourquoi, ou rejeter sans plus de raison. Il faut accepter cette part d’irrationnel pour appréhender une des plus intéressantes discographies du moment. C’est en tous cas le meilleur des New-Yorkais à ce jour et son accessibilité le rend plus précieux encore et en fait rien moins qu’une des meilleures productions de l’année en cours. »
8. Fleet Foxes - LP & Sun Giant EP
www.mescritiques.be : « Le folk pastoral et lumineux a illuminé un EP puis un album qui ont une classe folle. On apprendra White Winter Hymnal aux générations futures, on leur doit bien ça. Grand. »
7. Vampire Weekend - Vampire Weekend
www.leschoses.com : « Mélange improbable et savamment dosé entre l'afro-pop de King Sunny Ade et la pop pur jus de Clap Your Hands Say Yeah, Vampire Weekend a un son immédiatement reconnaissable et identifiable. Vous ajoutez à cela, un sens imparable de la mélodie et vous obtenez un premier album remarquable dépassant les clivages entre les styles musicaux. »
6. Black Mountain - In The Future
Black Mountain n’est qu’influences. C’est peut-être l’unique défaut de cet album, tout ce qui se trouve a déjà été entendu ailleurs. Mille fois. Mais ça en reste somme toute impressionnant et surtout très plaisant : c’est à la croisée des chemins de Led Zeppelin et de Deep Purplele, teinté de psychédélisme planant à la Pink Floyd. Le tout, bien « rock psychédélique » donc, est agrémenté de quelques passages folk parfaitement réussis.
5. Deerhunter – Microcastle/Weird Era Continued
www.popnews.com : « Nous n'allons pas faire le compte de tout ce que "Microcastle" offre de moments fulgurants à l'auditeur patient et attentif. Les qualités y sont trop nombreuses et il est, même après de multiples écoutes, désarmant de se trouver devant un disque parvenant à s'imposer sans avoir besoin d'user de gros sabots. […] Nous rencontrons du shoegazing qui sonnerait comme du My Bloody Valentine naturellement produit, sans effets de pédales et de fuzz outranciers (la terrible "Intro"), un bijou dream pop au spleen racé ("Agoraphobia"), d'incandescents murs de son qui n'oublient jamais d'être délicats, un proto-blues velvetien à la mélodie protéiforme et dégorgeant de collages ("Saved by Old Times"), des ballades qui cachent bien leur jeu ou ressuscitent des Cocteau Twins sous médication (la superbe "Calvary Scars" et son unique vers : "crucified on a cross in front of all my closest friends", "Activa"), un intense single à tiroirs diablement construit ("Nothing Ever Happened", alchimie ultra réussie de Sonic Youth, Dinosaur Jr. et Pavement) et beaucoup d'autres choses moins évidentes. ». Si vous avez aimé The Ideal Crash de dEUS, pour ses morceaux juste pop/rock comme il faut, ruez vous sur ce disque. Ne vous découragez pas sur les deux/trois passages ambiant en milieu d'album, la fin est aussi excellente que le début. Au passage, Fluorescent Grey, EP sorti en 2007, est du même tonneau.
4. Crystal Antlers – EP
Un premier EP téléchargé suite à une bonne chronique de Pitchfork. Il ne m’a pas fallu cinq écoutes pour commander le vinyl. Des agités post noise/rock/hardcore/psyché, ce que vous voulez, m’en fout. Ils ont compris qu’au delà des effets (qu’ils mettent sur tout et dans tout : voix, guitares, basses), qu’au delà des beuglements (dont ils ne sont pas avares), il fallait des vrais putains de bons morceaux à la base. A écouter plus fort, toujours.
L’album arrive paraît-il… Si je devais parier sur un bon cheval pour 2009, je mettrais tout la dessus.
3. Why – Alopecia
Why? c’est surtout de la pop, un peu du rock, un peu de folk et un peu de rap. Why ? c’est un joli mélange de tout ça. Il est impossible de décrire leur musique tant ça ne ressemble à rien d’autre mais ce qui est certain c’est qu’elle parvient à être fraîche et apaisante sans jamais faire dans la simplicité.
2. Foals – Antidotes
www.leschoses.com : « L'écriture musicale des Foals est à la fois atypique et terriblement rassurante. Vous sentez les influences, les sonorités de groupes majeurs mais il vous est impossible de discréditer le talent du groupe, tant Foals se joue et arrive à s'écarter de schémas musicaux trop faciles. Attention, 'Antidotes' se positionne dans les prétendants au meilleur album de l'année. »
1.Wolf Parade - At Mount Zoomer
La suite parfaite du déjà parfait Apologies to the Queen Mary, sorti en 2005 qui était également mon meilleur de l’année. Toute leur magie tient sur un truc : ce groupe a deux co-leaders géniaux, l’un apporte le côté pop et lyrique et joue naturellement du clavier, l’autre apporte le penchant rock, plus corrosif et s’occupe naturellement de la guitare. Les morceaux son tous à la fois intenses et raffinés. Comme si ça ne suffisait pas, c’était MA tuerie live de l’année. Ce groupe, avec deux albums, est déjà incontestablement un indispensable de la décennie. -
Try-Out
26 nov. 2008, 7h01m
Mar. 25 nov. – Try-Out
En vitesse, voici la setlist :
New #1
Cold Love (New #2)
High Voltage Queen
Dragster Wave
21 st century crooners
New #3
New #4
The end of the world (New #5)
Do you read me
Mine (avec Greg à la batterie)
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Jet Sex
Cockpit Inferno
New #6
New #7 (“don’t be afraid my girl”)
7 nouveaux titres donc, les deux premiers sont très costauds, style indu, on dirait du Nine Inch Nails. Les trois autres en milieu de set sont plus rock, John n'est pas au clavier, on est en plein pop rock contemporain, des faux "cuivres" sur New#3, New#4 m'a fait penser au son des Killers. The End of the World m'a semblée nettement moins pêchue qu'à l'AB il y a un an.
Dans l'ensemble, le son était exagérément trop fort et ils sont loin d'être rodés. On était en "try-out", on excusera donc le manque de précision...
Je reste dubitatif... L'impression générale est que ça sonne de plus en plus dur même si je ne doute pas que sur l'album ce sera plus accessible aux oreilles sensibles : la minute de Cold Love actuellement en écoute sur leur myspace sonne beaucoup plus gentille que ce que j'ai entendu hier. Concernant l'album, d'après "madame j'essaye désespérément de vendre les affreux t-shirts", Chinese Democracy serait pour février.
La meilleure nouvelle de la soirée, c'est qu'il y a maintenant, à 3 minutes de chez moi, l'une des plus belles salles de Belgique ! -
Sonic Youth aux Lokerse Feesten – Mardi 5 août 2008-08-06
6 août 2008, 18h12m
Mar. 5 août – Lokerse Feesten
Après les avoir vu aux Halles de Schaerbeek il y a deux ans interpréter essentiellement des morceaux de leurs deux derniers albums et ensuite à Barcelone et au Pukkelpop pour leur « don't look back » consacré à l'album Daydream Nation (joué dans l'ordre et dans son intégralité donc), j'avais la chance de les voir hier à Lokeren.
Niveau setlist, on retrouve du réchauffé de tout ce qui est cité ci-dessus : de Daydream Nation, on a eu droit à The Sprawl, 'Cross The Breeze, Silver Rocket, Eric's Strip, The Wonder, Hyperstation et Teenage Riot en dernier rappel. Ca fait beaucoup quand même… Des deux derniers albums, on a eu, en fin de set, Jams Run Free et le magnifique Pink Steam et son intro interminable. En dehors de ce « réchauffé » (c'était pas de refus hein ! juste pas très original quoi…), ils ont ouverts sur The Burning Spear (le morceau qui ouvre leur premier EP datant de 1981) où les guitares sont d'entrée de jeu triturées par des battons de batterie… c'est Sonic Youth ici ! On a aussi eu droit aux énormes Bull In The Heater et Drunken Butterfly qui ont comme il se doit rempli leur rôle de super tubes. Moins populaire, Mote chanté par Lee et Shaking Hell en premier rappel. Finalement, avec un peu de recherches dans le fond de mes méninges et sur le web, je pense avoir retrouvé tous les morceaux… je m'en félicite ! C'est qu'elle est grande leur discographie....
A noter que Mark Ibold, l'ancien bassiste des cultissimes Pavement, les a accompagné sur l'entièreté du set, alors qu'avant il n'apparaissait que pour quelques morceaux en clôture. Pour un fan comme je suis, c'est toujours « quelque chose » de voir ces monstres de la scène underground réunis sur une même scène !
Malgré la setlist perfectible donc (trop de Daydream Nation et skip de certains tubes : Sugar Kane, Dirty Boots, 100%, Schizophrenia, j'en passe et des meilleurs eurent été les bienvenus), malgré un son pas toujours à la hauteur de l'événement et malgré leur 50 balais, Sonic Youth, croyez-moi les enfants, c'est toujours la grosse claque ! Et la toute grande classe aussi… -
Girls In Hawaii - Botanique - 12 février 2008
14 fév. 2008, 8h50m
Mar. 12 fév. – Girls in Hawaii
Les Girls présentaient leur nouvel album devant une Orangerie presque remplie. Il s'agissait d'un concert "privé" pour la Fnac essentiellement.
Quoi de neuf par rapport à la tournée précédente ?
Niveau visuel : il y a toujours des TV sur scène qui diffusent des clips durant les morceaux plus l'écran géant derrière le groupe. La nouveauté c'est qu'il y a des clips différents pour tous les morceaux. Il y a donc eu un réel travail à ce niveau là réalisé par le "septième" membre du groupe comme l'a présenté Antoine durant le concert. C'est bien joli ces images naïves, ça occupe durant un morceau assez insipide tel que Colors par exemple, mais ça donne au tout un côté statique un peu pénible... et surtout tue tout effet de spontanéité. Disons que c'est original mais qu'ils en abusent peut-être.
Niveau musical : les nouveaux morceaux évidemment... Qui sonnent mieux sur scène que sur l'album au mixage pas toujours des plus réussi et aux nombreuses longueurs dispensables. Ils ont ouvert sur This Farm, enchaîné directement avec Bees & Butterfly et Sun Of The Sons. A propos de ce morceau, qui lui aussi a un meilleur rendu en live, j'ai l'impression d'avoir enfin vu Grandaddy sur scène ! En live, c'est incroyable comme ce morceau "sonne" Grandaddy, ils vont finir par avoir des problèmes avec eux... Sinon, les meilleurs moments furent l'enchaînement Fields Of Gold/Plan Your Escape (les deux meilleurs morceaux de l'album selon moi) ou encore Couples On Tv (écrite et chantée par Daniel, le bassiste - d'ailleurs ce morceau sonne fort Hallo Kosmo, son projet solo) ou encore l'excellent Casper qu'ils ne jouaient pas avant ou encore le très bon final Birthday Call/Flavor. En rappel, ils ont livré les deux morceaux qui ouvrent le premier album, suivi de Taxman des Beatles (ils ont énormément écouté le double blanc lors de l'enregistrement d'après Antoine) et ils ont clôturé sur Grasshopper (bon morceau fort étrangement supprimé de l'album en dernière minute).
Au final : un bon concert. Content des les avoir revu et de voir comment ils évoluent... Leur "son" est toujours agréable, leur univers toujours original et ce groupe respire l'intégrité, ce qui est plutôt rassurant.
Plus ou moins dans l'ordre :
This Farm Will End Up In fire
Bees & Butterfly [Up]
Sun of the Sons
Organeum
Fields Of Gold
Plan Your Escape
Time To Forgive The Winter
Found In The Ground
Bored
Casper
Colors
Couples On Tv
Road To Luna
Birthday Call
Flavor
9 A.M.
Short Song For A Short Mind
Taxman (Beatles'Cover)
Grasshopper -
Top 10 albums 2007
4 fév. 2008, 18h10m
Les groupes qui ont sorti de très bons albums mais qui ne sont pas dans les 10 plus meilleurs : Future Of The Left ; Blitzen Trapper ; The New Pornographers; Herman Dune ; Pelican ; Jesu ; Windmill ; Bright Eyes ; Black Francis ; Babyshambles ; BLack Rebel Motorcycle Club ; Explosions In The Sky ; Of Montreal ; Klaxons ; Pelican ; Animal Collective & Blonde Redhead.
Le Top Ten :
10. Los Campesinos – Sticking Fingers Into Sockets (EP)
De l’indie rock/pop complètement débraillé et taillé pour le dancefloor. Dansant et jouissif à souhait. L’EP qui m’a le plus foutu la pêche en 2007 !
9. Thurston Moore - Trees Outside The Academy
Album solo de Thurston Moore des mythiques Sonic Youth. Frustrant de par son côté trop accoustique, l'album laisse sur sa faim tant les morceaux développés ont un potentiel énorme de noise rock comme on adorait entendre. Il n’empêche que l’on se plaît à l’écouter tant les talents de compositeur du Thurston sont exceptionnel. A noter une série de collaborations toutes des plus efficaces.
8. Arcade Fire - Neon Bible
La suite du meilleur album des années 2000 était évidemment plus qu'attendue... Ils sont malheureusement tombés dans le piège gros comme une maison de la surproduction. On regrette la lourdeur de certains passages, la présence étouffante de leur orgue. Un manque de fraîcheur, une certaine retenue qui en font un album moins bien que ce qu'il aurait pu être. L'album contient quand même son lot de bons morceaux et ils ont réussi à ne pas perdre entièrement leur âme. C'est déjà pas si mal. A suivre...
7. Yeah Yeah Yeahs – Is Is (EP)
Ils n’auront donc sorti qu’un 5 titres cette année. Cinq morceaux datant en fait de 2004 puisque composés lors de la tournée qui suivit leur premier album. Même s’il est sorti un an après le deuxième album, il est en fait, dans la discographie du groupe, la transition parfaite entre le premier et le second. On retrouve donc l’énergie et la rage du premier album mais on sent déjà une construction beaucoup plus solide des morceaux, moins punk, moins brute. Indiscutablement un indispensable pour tous fans des YYY’s.
6. The National - Boxer
L'histoire du groupe qui a pigé comment faire la chanson parfaite et qui la refait 12 fois sur son album. Un incontournable de cette année. La toute grande classe.
5. Dinosaur JR - Beyond
L'histoire des vieux pots et de la meilleure soupe... Rien à redire. Toujours les mêmes crasses guitares, le même flegme dans le chant, ces putains de riffs. Bref, l'album n'est pas du tout un ratage commercial de vieux grunges en manque de dollars mais bien un disque majeur d'un groupe énorme.
4. Spoon - Ga Ga Ga Ga Ga
Excellent album de rock se permettant quelques fantaisies par moments qui en font un album assez léger mais avec des vrais morceaux de musique dedans. C’est donc logiquement qu’il résiste aux dizaines et dizaines d’écoute sans jamais lasser ni fatiguer. Déjà un classique d’indie rock US.
3. Radiohead - In Rainbows
Enfin le retour à des structures classiques (j'ai nomé Dames Guitares, Basses, Batteries et Sieur Clavier). C'est une belle synthèse de leurs multiples talents, influences et réalisations. Un très bel album, agréable et juste de bout en bout qui ne cherche jamais à épater la galerie. Une résurrection.
2. Broken Social Scene Presents Kevin Drew - Spirit If...
Kevin Drew, leader du Broken Social Scene, entame une série de "Broken Social Scene Presents" avec ce "Spirit If". Le principe est que le collectif est toujours bien présent mais pour interpréter des morceaux composés essentiellement par l'un des membres. On pouvait donc s'attendre à une collection de b-sides bancales pour fans de pop compliquée en manque de fraîche... C'est tout l'inverse. C'est aussi riche et mulit-couches que les autres albums du groupe mais c'est de loin le plus aboutti et le plus immédiat. Une réussite incontestable sur toute la ligne.
1. Clap Your Hands Say Yeah - Some Loud Thunder
Premier album sorti en 2007, il est indiscutablement celui que j'ai préféré, celui que j'ai le plus écouté et celui que j'écouterai encore dans des années. La production de génie de mon pote Dave Fridmann, le côté brouillon de certains morceaux (Some Loud Thunder, Emily Jean Stock ou encore Arm & Hammer), le côté épuré d'autres et la justesse des mélodies (aaah, ces Love Song No.7 ou Goodbye To The Mother & The Cover) et puis le tube dansant Satan Said Dance qui contient à lui seul plus d'énergie qu'un album de Justice remixé par Soulwax VS Daft Punk. Bref, au final, un tout tout grand album. Il est injustement L’oublié de tous les Tops de fin d'année. Sauf de celui-ci ! -
Ghinzu à l'AB : Sentiments partagés...
8 nov. 2007, 12h15m
Wed 7 Nov – Ghinzu
Sentiments partagés après le concert de Ghinzu d'hier soir à l'AB... Voici mes impressions :
- le son n’était pas très bon, la guitare « claquait » beaucoup trop par rapport aux autres instruments sur la plupart des morceaux. Ça sonnait trop brut, pas assez équilibré.
- le groupe n’a plus joué depuis longtemps et ça se ressent…. Les imprécisions dans le jeu étaient légions… Ils donnaient l’impression de vouloir en faire beaucoup trop. Sur High Voltage Queen où le refrain à été rejoué plus calmement cinq fois à l’affilée en fin de morceau…. Était-ce bien utile ? One Shot Ballerina… quel plaisir d’entendre les premières notes et de se dire que l’on va vivre un grand moment… malheureusement à moitié raté par un John speedé qui tapait ses notes plutôt que d’interpréter le morceau comme il est : calme au début et se laissant partir sur la fin. Ce qui fait que ce morceau est un des meilleurs de leur discographie c’est son côté épuré. Alors pourquoi le jouer « à la hache » en « tapant » les notes plutôt qu’en les enchaînant mélodieusement ? Pareil pour Dragster Wave où la première partie, très calme en théorie, parut plus bruitiste qu’à l’habitude. Un sur-jeu qui, additionné au son trop brut et trop fort, donnait un côté « too much » qui n’était pas des plus agréables.
- John a dit que c’était la dernière fois qu’ils jouaient les « anciens morceaux ». Je suppose que ça voulait dire que c’était la dernière fois qu’ils jouaient les anciens morceaux « comme ça ». C’est-à-dire toujours de la même façon, avec l’intro star wars, avec la pause au milieu de Mine, avec le passage obligé sur le clavier, avec la petite danse de John sur Dragon, avec Dragon toujours en début de set, Dragster Wave toujours au milieu et le final, toujours sur Dracula & Mine…. Ces moments là, on les a vus et revus cent fois…
- Ils n’ont jamais réussi à faire prendre la sauce sur une longue durée, le concert était saccadé (les deux rappels n’ont pas aidé, déjà que un, c’est assez lourd… alors deux… il faut vous arrêter là, messieurs…). Bref, on n’a pas du tout revécu de moments comme le génial rappel d’il y a deux ans et demi où le groupe était au sommet de son art en interprétant pendant une demi heure une sorte de jam session ininterrompue articulée autour de 21st century crooners, Electronic Jaccuzzi, Dolly Fisher et Mine…. Pour leur défense, on dira quand même que les nouveaux morceaux, encore inconnus de tous, n’ont évidemment pas aidé à faire monter l’ambiance.
- Ces nouveaux morceaux donc… on attendra la sortie de l’album pour y voir plus clair mais c'est très prometteur. Ce qui est certain c’est que les 6 joués hier soir n’étaient pas des comptines pour endormir la petite. Le premier joué d’entrée de jeu sonne comme du bon Ghinzu : il est long et comporte de nombreux changements de rythmes autour du refrain où le clavier est très présent. Le deuxième termine sur une boucle « electro/rock » très entraînante. A parier, la prochaine « tuerie » de leurs concerts. Le troisième joué était le plus efficace à la première écoute, format couplet/refrain tout ce qu’il y a de plus classique, son saturé de guitares, c’est celui que je présent être le futur single. La quatrième sonnait très rock’n’roll, avec un refrain rappelant Elvis et les solos de Kris Dane qui n’arrêtent jamais. En rappel, ils ont joué « The End of The World », un morceau qui "roll" pendant 4 minutes à l’efficacité immédiate également (single ?) et ensuite un morceau très bruyant où la voix de John s’égosillant parvient à peine à passer au dessus du tapis de son totalement saturé et intense. Un morceau fort.
- Au final, les sentiments sont partagés donc… on retiendra qu’on a passé un bon moment, qu’entendre « de la fraîche » (et de la bonne!) fait le plus grand bien et qu’on était évidemment content de les revoir depuis tout ce temps... mais qu’ils ont déjà été meilleurs… et pas qu’un peu !
On espère surtout... On espère que c’était un concert de transition entre la tournée de Blow et celle de « This War Is Going Silent ». On espère que les sets qu’ils offriront l’an prochain auront une toute autre physionomie, avec d’autres « anciens » morceaux : Electronic Jaccuzzi, Dolly Fisher, Thoughts Behin The Scene… rien que ces trois morceaux là valent certainement plus la peine d’être joués que Do You Read Me (d’accord, les kids aiment bien) ou Blue Suede Shoes… On espère qu’ils ne chercheront plus à sur-jouer tous les morceaux pour impressionner la galerie… Muse, c’est à la foire aux boudins de Werchter tous les ans. Et c’est déjà assez triste comme ça…
Si mes souvenirs sont bons (j’étais à l’eau hier soir…) :
New #1
High Voltage Queen
Dragon
Jet Set/Cockpit Inferno
One Shot Ballerina
New #2 (“don’t be afraid my girl”, the goose one)
New #3 (“running for love”)
Dragster Wave
21 st century crooners
Do you read me
New #4 (the elvis one)
Blue Suede Shoes (the elvis cover)
Dracula Cowboy (avec Fabrice à la batterie)
Mine (avec Greg à la batterie et Fabrice au chant)
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New #5 (“the end of the world”)
New #6 (the nine inch nails one)
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Blow -
Arcade Fire à Forest le 2 novembre 2007
3 nov. 2007, 9h59m
Ven. 2 nov. – The Arcade Fire, Arcade Fire, Clinic, Wild Light
Excellent concert d'Arcade Fire qui avait une revanche à prendre face au public belge, étant donné que le dernier concert donné au Pukkelpop cet été était catastrophique (son lamentable).
Cette fois le son n'était pas mauvais et étant donné que c'était à Forest, je dirais même qu'il était bon !
Très bonne entrée en matière avec Keep The Car et No Cars (ça, c'est fait...), suivi de Haiti et Laika. On sait difficilement faire mieux. Puis c'est le ventre mou du concert avec un Black Mirror foutu en l'air par la guitare que Win avait utilisée sur Laika qui est restée allumée pendant tout le morceau et envoyait un bruit de fond sonic youthien....c'était plutôt moyen. Un Black Wave pas gaté par le son non plus avec une percussion démesurée. Tout rentrait dans l'ordre sur In The Backseat... toujours aussi émouvant. Vient après la reprise des Viloent Femmes (Kiss Off) que je trouvais assez ratée, mais ça restait, disons, "amusant". Enfin, après un Ocean Of Noise qui est passé un peu inaperçu pour moi, le gros, le très gros du morceau allait commencer : l'énorme Tunnels suivi dès deux excellents The Well & The Lighthouse et (Antichrist Television Blues). Petit interlude vidéo pour faire monter la sauce avant d'envoyer le doublé Power Out/Rebellion(Lies). C'est toujours aussi incroyable comme l'enchainement de ces deux morceaux est parfaitement bon. On a beau le savoir et s'y attendre, on est toujours assomé par l'énergie et l'efficacité de ces deux tubes.
Ensuite, le groupe nous fait le coup à deux balles du rappel pour revenir avec Intervention et surtout Wake Up qui est certainement le morceau convenant mieux pour clôturer : c'est long, c'est intense, tout le groupe est sur le devant de la scène, s'égosille à souhait, tape sur tout et met la salle en transe complète...
Alors...? Arcade Fire, un coup fûmant ou une bombe dans l'histoire du rock ? Je vous donnerai la réponse dans 20 ans mais je pencherais plutôt pour la deuxième solution...
La setlist que je pense être complète et dans l'ordre :
Keep the car running
No Cars Go
Haiti
Laika
Black Mirror
Black Wave/Bad Vibrations
In the Backseat
Kiss off(Violent Femmes cover)
Ocean of Noise
Tunnels
The Well & the Lighthouse
(Antichrist Television Blues)
Power Out
Rebellion
Intervention
Wake up