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  • Milk Coffee & Sugar - 2010

    5 oct. 2010, 17h39m


    Artist: Milk Coffee & Sugar
    Album: Milk Coffee & Sugar
    Année: 2010

    A l'image de Julie Andrieu, j'aime à partir à l'aventure dans les diverses contrées que compose la terre musicale, des plus proches au plus lointaines, toujours à la recherche de nouvelles saveurs qui pourraient enchanter mon palais.
    C'était un jour nuageux, le crachin persistant avait fait sortir les parapluies des grandes dames, la précipitation s'intensifiant dangereusement j'entrai dans un bar dont je vis à peine la devanture, ayant la capuche au raz des yeux. Qu'est ce que ce sera? me lança le barman, Heu, Un café dit-je en m'installant au comptoir. "Quel genre?" rétorqua-t-il, une lueur dans les yeux comme si la réponse aurait pu changer l'eau en vin.
    Je levais un sourcil, curieux, et répondit finalement : "Étonnez moi". Son sourire, qui n'était que de circonstance à mon entrée, dévoilait à présent toutes ses dents, il disparut dans la cave et revint une tasse verte à la main qu'il me posa sous le nez sans dire un mot. Après deux ou trois souffles rituels sur le breuvage je commençai à l'ingurgiter.
    Les émotions m'envahirent alors, un arc-en-ciel de sensations, et l'expérience fut forte au point de faire abstraction de tout ce qui m'entourait, un voyage, de ceux pour quoi je parcourais les rues du son, inlassablement. Relevant enfin la tête, la tasse vide, je m'empressai de questionner le gérant sur l'origine de cette boisson, et, apparemment très satisfait de ma réaction, il m'apporta une deuxième coupe "-cadeau -merci, alors?". M'accrochant à ses lèvres, je sortis mon calepin et un critérium, il commença son explication.

    Milk, le lait "c'est le premier jus que j'ai bu et j'vous assure qu'ça m'a plu", à la fois doux et consistant, et qui semble se métamorphoser aux changements de température. La variété est une de ses qualités. Du dépouillé "Alien" sur lequel court un piano seul rejoint plus tard par une trompette, à l'explosif "Rise up" et ses accents africains, le délicieusement jazz et smooth "Je vis, pour finir avec "Croire en nous" boucle plus traditionnel si l'ont peu dire. Sans oublier les puissants "Big Bang" et "Allumez les briquets" où la grosse basse vient exploser les boomers.
    Et je mets un point d'honneur à dire que la qualité du fond sonore n'a pas à jalouser sa richesse intrinsèque, qui tape fort et juste. Mais tout ca est magnifié par le catalyseur auquel il est superposé.

    Coffee & Sugar, le café et le sucre, "Un sale goût amer mais ca revigore [...] le p'tit sucre qui l'accompagne, ça apaise". Alors sombre, non, mais désabusé car les yeux ouverts, pessimiste ? non, réaliste. Le discours introspectif et amer de l'homme aux rêves broyés par notre cher système moderne vise juste, il sait se faire acide et ironique envers les déviances que l'esprit humain concocte, et le récit des déboires d'une île de l'Atlantique touche.
    Et en retournant la pièce on en appréciera le cote face, le coté Yin, où le ton s'adoucit, coloriant l'espoir, soulignant la beauté, et dont les rayons de soleils nous rappelle que le cycle ne s'arrêtera ni aux rires ni aux larmes.
    Mais le ramage se doit de rapporter au plumage, ce qui est vérifié ici, nos interlocuteurs savent faire tomber de ces fameuses lignes coups de poing : "c'était prévu qu'le noir se soit fait banane mais au final c'est le raciste qui glisse sur une peau d'Obama", ou les pirouettes métaphoriques : "Il était laid lui aussi, pourtant il actait dans toutes les tasses, milk écrémait les moins belles pour ne pas qu'suga se glace". Le contrat est respecté.

    à noter: Différents additifs naturels peuvent être ajoutés habillement afin de prolonger l'expérience. Pour un gout plus élevé, un Tumi and the Volume devrait faire votre bonheur. Envie d'un parfum cachaça? Beat Assailant est fait pour vous. Et les gourmands se régaleront d'une délicieuse dose de douceur Marie M. qui fait toujours mouche.

    En ressortant de l'échoppe les nuages avaient disparu, mais pas de trace du soleil, il s'était en effet déjà couché, trop absorbé par l'aventure sus-narrée qui venait de m'enchanter ; je n'avait pas senti le temps filer. La précieuse recette en poche, je me pressais de rentrer chez moi, une simple idée en tête, recréer cette potion aux multiples facettes, au goût net mais profond, qui réchauffera surement mon âme pour un long moment.
    D'ailleurs, une petite tasse, ça vous dit?

    Alien:


    Prévu, Pas Prévu:


    Rise Up ft. Tumi and the Volume:


    Je Vis:
  • Deja vue

    30 août 2010, 23h22m

    c'est toujours sympa d'entendre 2 tracks avec le meme sample, surtout quand les artistes ne viennent pas du meme pays, je vais rassembler celles que je trouve

    Mood: Esoteric Manuscripts <> Oxmo Puccino: Boule de Neige 2001
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    Le Klub des 7: Le Chiffre Impair <> DANGERDOOM: Space Ho's
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    Gravediggaz: Mommy, What's a Gravedigga? <> Think Tank: Hero Is Dead
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    THA BLUE HERB: 続・腐触 <> Oxmo Puccino: La Loi du Point Final
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    Oxmo Puccino: Peur Noire <> Cradle: Indivisible Contradiction
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    Killah Priest & Chief Kamachi: Blessing <> Flynt: Rien ne nous appartient
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    Think Differently Music: Verses <> Scred Connexion: Engrenage
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    Seth Gueko: Prison <> Doap Nixon: Tis The Season
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    Time Machine: Personal Ads<>Lunch Time Speax: Ground Zero
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    Lords of the Underground: Chief Rocka<>Nefftys: En Cambio
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    Fabe: Au Fond de nos Coeur<>Killah Priest: Happy
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    KRS-One: Squash All Beef<>Afro Jazz: Pas Vu Pas Pris (Le Vice)
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    Pyroman: Une Lettre qui Brûle<>Finale & Spier 1200: Troublemarkers
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    Quasimoto: The Exclusive <> C.O.U.: 海潮之声
  • Nujabes - Metaphorical Music - 2003

    24 nov. 2007, 0h28m


    Artist:Nujabes
    Album:Metaphorical Music
    Anné: 2003
    C’était lors d’un de mes voyages sur la terre du son. J’avais entrepris un voyage plus lointain qu’à mon accoutumé. Je vagabondais donc au pays du tempo levant, lorsqu’une délicieuse odeur vins chatouiller mes sens, attiré par cette douceur je m’approchai et aperçus au loing une imposante bâtisse d’une étonnante beauté Sur laquelle on pouvait lire « Metaphorical music » décidant d’y entré j’aperçus sur la porte que l’architecte de ce temple était un homme se nommant Nujabes, J’avais déjà eu l’occasion d’admirer une de ses œuvres, il avait collaboré à l’élaboration de deux des quartes hôtel soundtracks qui surplombent Samurai champloo, une vile très animé, des hôtels magnifiques par ailleurs. Il fallait que j’explore cet édifice qui leurs était antérieur.

    J’entrais donc dans le hall « blessing it remix », une salle dans le pur style jazz, décoré de mobilier piano et de quelques trompette, sur le mur était accroché deux tableau signé Substantial et Pase Rock de l’école de Five Deez, de couleurs clairs et précis, il était d’un très bel effet. Je passais ensuite dans le couloir « horn in the middle » tapissé de contrebasse et de trompette, les murs étaient également peints de discussions et une plante open up y poussait a qui mieux mieux. J’arrivais dans la salle « lady brown », éblouissante, un tapis guitare de toutes beautés recouvrait le sol et un tableau gargantuesque signé Cise Star de l’école CYNE s’étalait sur le mur, recouvrant par la même le quart des fenêtres de la pièce qui pourtant restait très lumineuse. Ma visite continua par un autre couloir, le « Kumomi » assaisoné de table basse piano, le souffle du vent chantait par les fenêtres entrouvertes. La salle suivante était « Highs 2 Lows », les rideaux était tiré et la lumière tamisé par ces derniers rendait l’atmosphère somnolente ce qui était également accentué par le passible tableau placé sur le mur sud, il était lui aussi de Cise Star, qui me berçait de par ses formes. Lors de la visite du cabinet qui suivit je m’aperçue que celui de l’hôtel impression nommé « 四季ノ唄» était une réplique de celui-ci qui s’intitule « Beat Laments The World » la différence la plus frappante était que le superbe tableau de Minmi y était absent. L’escalier « Letter From Yokosuka » qui menait aux étages supérieurs n’avait rien d’anecdotique, les marches noires et blanches rappelaient le clavier d’un piano et un air de trompette émanait du plafond sertit de basse. L’impression de gigantisme de la salle suivante « Think Different » était saisissante et du aux immenses armoires piano qui la fournissait mais également au tableau qui prenait tous le mur ouest, cette peinture de Substantial, s’étendait du sol au plafond et fourmillait de détails sincère et moraliste. La partie ouest du couloir « A Day by Atmosphere Supreme» qui suivait était simplement une immense fenêtre qui semblait pourtant laisser passer l’air car la fraicheur d’une bise d’automne se faisait sentir. La première pièce où menait ce couloir était la salle de bain « Next View », c’est tout me direz vous ? C’est que vous ne l’avez pas vue, elle aurait plus la carrure d’un thermes romain, avec ses colonnes de tambours et son sol en flute de paon massif, il était également gravé sur une stèle que cette pièce aurait été coréalisé par un certain Uyama Hiroto .La seconde pièce où menait le couloir était la serre « Lattitude-remix » ,impressionnante, le sol était en verre et elle était au dessus du vide, on y avait donc l’impression d’être en lévitation, il y avais des plantes side to side de ci de là et le plafond était agrémenté d’une fresque réalisé par l’école Five Deez au complet. La pièce suivante « F.I.L.O. » avait le sol recouvert par des coussins guitares étais-ce là la chambre a couché ? Les murs couleurs jaunes-orangé accueillait une création de Shing02, un ami de longue date de Nujabes, si son style n’est pas celui que je préfère, il ne tombe pas dans le mauvais gout. Lorsque j’entrouvris la penderie et m’aperçu que ce n’était autre que la salle « Summer Gypsy » qui se trouvait de l’autre coté un peu surpris au début je fis fit conquis par cette endroit qui ornait cinq différente, et ce grâce au dégradé tres réussit. Croyant avoir fini mon exploration, je m’apprêtais a rebroussé chemin lorsque j’aperçu un passage dans l’ombre .Je m’y engouffra pour arrivé devant le tres bel escalier en colimaçon « The Final View »toute la rambarde était de clarinette et des plantes grimpantes diverses la parcourait, la lumière du sommet semblais suffire à illuminer l’ensemble. J’arrivai enfin au sommet pour découvrir l’immense jardin « Peaceland », qui parcourait le toit de long en large âpres un certain temps d’exploration d’environ huit minutes j’aperçu un futon et m’y assoupis.

    Et c’est à ce moment que je me suis réveillé. De retour dans la réalité la première chose que j’ais eu envie de faire était d’y retourné, et je conseil a tous le monde d’aller s’évadé, dans cette impressionnante et a la fois si calme bâtisse, le temps d’un rêve…