Xandria / Stream of Passion / Epica aux Docks, Lausanne

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15 avr. 2012, 10h09m

Sam 14 avr. – Epica, Xandria, Stream of Passion

Résumé de l’épisode précédent: le nouvel album d’Epica, Requiem for the Indifferent, ayant laissé votre tonton Alias quelque peu, euh… indifférent, qu’en serait-il du concert des mêmes, ce samedi soir aux Docks de Lausanne? Pour l’occasion, le groupe néerlandais s’était adjoint les services de leurs compatriotes (très cosmopolites) de Stream of Passion et des Allemands de Xandria pour une soirée spéciale « métal à chanteuse ».

De ces derniers, je ne peux dire grand-chose, vu que, contre toute attente, leur concert à commencé en avance alors que nous arrivions en retard. Le temps de passer la foule compacte qui se pressait à l’entrée de la salle (la soirée était sold-out; ça faisait d’ailleurs bien longtemps que je n’avais assisté à un concert dans une salle remplie) et de poser notre monceau de fringues surnuméraires au vestiaire, nous n’avons vu que le dernier morceau et demie.

À noter tout de même l’enthousiasme du public, qui a fait plus que réserver un accueil poli à ces chauffeurs de salle. Ce fut d’ailleurs une constante: le public n’était pas là que pour voir Epica et s’est montré particulièrement bruyant tout du long.

Avant l’heure, c’est pas l’heure, et c’est à 20 h 30 pile (ou très peu s’en faut) que Stream of Passion monte sur scène. J’avais quelques réserves sur leurs précédents album, qui se sont envolées à peu près vers la moitié du premier morceau: en concert, ce n’est juste plus le même animal. Emmenés par la chanteuse mexicaine Marcela Bovio (qui a enthousiasmé le public par son français presque parfait) et par un bassiste monté sur ressorts, le groupe nous a gratifié de quarante-cinq minutes d’un show très métal – bien plus que sur leurs albums.

Du coup, je me suis permis de tweeter « Rappelez-moi, c’est qui le groupe qui fait l’after de Stream of Passion? » (avec plein de typos, mais ces temps-ci, l’autocorrect me fait des misères). Le temps de réaménager la scène et Epica est venu répondre à cette question et disons ce n’est pas exactement la même ligue. Si Stream of Passion donne dans l’artisanal enthousiaste, mais un peu foutriquet, Epica c’est la puissance industrielle en marche!

Gros son, gros jeu de lumière (école « projecteurs de DCA, mais avec des couleurs »); plein la vue, plein les oreilles. De ce côté, rien à dire: Epica nous a livré une expérience de qualité d’une heure et demie devant un public chaud bouillant, réagissant au quart de tour aux injonctions des musiciens, voire de façon spontanée.

Vous me connaissez depuis suffisamment longtemps pour savoir qu’il y a un « mais ». Ce « mais » est en fait commun à tous les groupes qui donnent dans le symphonique à grand spectacle: c’est dur de faire du symphonique à grand spectacle à cinq sur scène. Du coup, le show d’Epica repose beaucoup sur des parties enregistrées, ce qui a pour conséquence de beaucoup limiter la place à l’improvisation et à la spontanéité.

Aussi bon qu’il soit, ce concert m’a fait par moment l’impression d’être artificiel: on n’a pas tant eu droit à un vrai concert qu’à une retranscription scénique des morceaux de l’album Requiem for the Indifferent et de quelques autres, plus anciens.

Ne boudons pas notre plaisir: malgré tous ces défauts et, pour ma part, une position pas optimale par rapport à la scène (soit loin sur le côté, soit très loin de face), cette soirée fut des plus agréables. Et, pour n’avoir rien à regretter, on a écouté le dernier album d’Eluveitie dans la voiture, en rentrant.

Comme d’habitude, ma galerie de photo toupourrites est sur Flickr (il y a même une vidéo, pas beaucoup moins pourrite). Creative Commons, toussa.

(Chronique publiée sur Blog à part, troisième époque)

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