Biographie

Constantin (dit Tino) Rossi est né en 1907, dans la rue Fesch d’Ajaccio, aimait très tôt chanter les sérénades sous les balcons des belles. Après avoir tenté une carrière de changeur au casino d’Ajaccio, puis perdu son emploi à la suite de l’incendie de la maison de jeu, le jeune Rossi part pour le sud de la France, Marseille. Très vite il est découvert par le « tourneur »- impressario P’tit Louis. Pour 5 francs, une somme pour l’époque, il enregistre sa voix, une chanson en corse, une en français, dans une boutique de la ville. Il est surpris du résultat, il ne se reconnaît pas. Le commerçant lui signale qu’il a une très belle voix, lui demande s’il veut enregistrer des disques. Que peut-on répondre d’autre que « oui ! » Il n’y croit pas trop, cela ressemblait trop au « on vous écrira ».
Quelques semaines plus tard il reçoit une offre pour un premier contrat, son premier disque enregistré. Il dira à plusieurs reprises que cet enregistrement pour ce 5 francs fut mon meilleur investissement.

Son premier disque (« O ciuciarella » et « Nini Nanna ») va faire quelques belles ventes dans la communauté corse, puis lui permettra en 1934-1935 de monter sur la scène du Casino de Paris dans un tableau corse « Parade de France ». D’abord en guest-star puis face au succès remporté de grimper en haut de l’affiche. (Dans « Tout Paris Chante » en 1936)
Il devient le premier artiste connu par son seul prénom « Tino ». La première star française de la chanson, sa carrière débutant avec le disque 78 tours et le développement de la TSF et les nombreux premiers rôles dans les films chantant « Marinella »(1936) , « Fièvres » (1941) « Naples au baiser de feu »(1937) aux côtés de Michel Simon, Mireille Balin et Viviane Romance, et la « Belle meunière » (1948 film de Marcel Pagnol)

Autant de grands succès du cinéma et de la chanson. Son répertoire alla de Vincent Scotto à Mozart chantant ainsi aussi bien l‘ »avé maria » « parle plus bas » « le temps des cerises » ou une berceuse. Sa voix particulière, chaude et mystérieuse lui permettait ainsi de varier son répertoire.

Après guerre, il montera sur scène pour jouer des opérettes à grand spectacle, aux titres évocateurs de soleil et de romance : Méditerranée (1955) de Francis Lopez et Raymond Vincy, puis Naples au baiser de feu (1957) , le temps des guitares (1963 à nouveau de Francis Lopez et Raymond Vincy) puis en 1969 « le marchand de soleil ».
Il célèbre le bicentenaire de son « cousin » Napoléon par un album avec la garde républicaine,
fêté en Corse, il est le seul artiste à se voir attribuer de son vivant en 1973, le nom d’une rue à Ajaccio (menant à sa propriété du Scudo).

Décoré du titre de commandeur de légion d’honneur (1982) , il effectue de grands galas aux Tuileries (1976) à travers toute l’Europe et en Amérique (Canada compris), puis remonte sur la scène de ses débuts « le Casino de Paris » (1982) avec un spectacle de Maritie et Gilbert Carpentier, vingt musiciens, 80 choristes, pour fêter pendant trois mois ses « Cinquante ans de chanson » un grand spectacle où il livre de nouvelles chansons. « tout me rappelle vous » ; « un enfant qui chantait » « Corsica » et « Cinquante ans d’amour ». La presse titre sur les « cent jours » de Tino. A l’instar de son illustre compatriote.
Certes les femmes ne se couchaient plus sous ses roues comme à ses débuts, ne lui arrachaient plus ses vêtements, ou se promenaient nues sous leurs manteaux, l’attendaient dans sa chambre avec un revolver qui lui ordonna « fais moi l’amour ou je te tue » , ou ne déclaraient plus « maintenant que je vous ai vu, je peux mourir » comme jadis, mais son public lui demeure fidèle.

Il est le chanteur français ayant vendu le plus de disques, ayant eu le plus de disques d’or, a enregistré près de 2000 chansons. Une carrière qui a couvert 4 générations, ce qui semble assez unique. On estimait en 1972 que la totalité de ses disques vendus représentent empilés les uns sur les autres 27 x la hauteur de l’Everest. Les silllons feraient 18 x le tour de la terre ou le trajet de la Terre à la lune. Alignés les uns à côté des autres, les disques feraient 15 000 kilomètres de long, 50 000 la hauteur de la tour Eiffel… On se représente un peu mieux l’ampleur de son succès.

Chanteur à la voix d’or et aux chansons d’amour dont paradoxalement le plus gros succès en nombre de ventes fut une chanson pour enfant « petit papa noël » (tiré du film « destins » 1946.
Lorsqu’il s’éteint en 1983 (26/09/83, il est enterré au cimetière marin d’Ajaccio) il laisse un grand vide auprès de ses amis que l’on nomme les « tinorossistes » mais également à toute la population française, car ses succès vont bien au-delà des chansons de noël.

Modification faite par Alpours le 30 mars 2009, 9h14m

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