Depuis maintenant plus de cinq ans, les Américains Richard Cupolo et John Emanuele parcourent le monde avec leur projet The American Dollar. Passée par les chemins ardus de l’auto-production, leur musique connaît depuis peu un succès certes assez confidentiel mais bien mérité. Fin 2009, ils avaient signé un EP mettant en avant leurs brillantes et nouvelles compositions ainsi que celles d’un groupe qui connaît une diffusion plus large, Arms & Sleepers. Leur nouvel album, Atlas, devrait les faire jouir d’une notoriété et d’un succès certain.

Les coutumiers du post-rock ont l’habitude des batteries en cascade, des montées de guitares hurlantes et saturées, des effets de pédales et du travail de l’écho. Seulement voilà, The American Dollar n’est constitué que de deux membres, et n’a donc rien du sextet chevelu jouant live la gueule collé à l’ampli. Moi même féru de post-rock gémiard et autiste, force est de constater qu’Atlas brille par son ouverture et par sa capacité de variation. Le groupe a compris depuis un moment déjà, que l’évolution de cette musique pouvait éventuellement passer par l’électronique. Ce nouvel album résulte donc d’un savant dosage entre post-rock et électronica. L’un ne submerge jamais l’autre, tout est ici question de complémentarité.
Des comparaisons sont possibles avec des formations plus reconnues comme The Album Leaf, Seven Saturdays ou Explosions In The Sky pour les similitudes dans le jeu de guitare.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, The American Dollar ne sont pas que des rats de studio. Ils vont bientôt entamer une tournée pour rencontrer le public exigeant d’Europe de l’Est.
Une fois de plus sur Atlas, le voyage sonique vers des contrées sauvages semblent être un leitmotiv. L’amateur de musiques électroniques orchestrales ne peut que savourer les moments où les boîtes à rythmes et les glitchy beats viennent suppléer les batteries classiques, se crashant en perles sur un lit mélodique de guitares gelées. L’écoute des somptueux Red Letter et Equinox devraient être plus parlante, en comparaison de mes modestes métaphores subjectives.

Atlas est en tous cas un album brillant. Souhaitons qu’il ne reste pas dans l’ombre de sorties plus attendues ou plus renommées. Sans révolution, The American Dollar pose ici une joli pierre sur l’édifice du post-rock, en attente de ravalement depuis déjà trop longtemps.

Modification faite par Messier51 le 26 fév. 2011, 9h53m

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