Biographie

Les membres de Silverchair, groupe de ce qu’on appelle « post-grunge »(au moins jusqu’en 1999) sont tous nés en 1979 à Newcastle en Australie.
Jusque là rien de transcendant.

Mais lorsque le trio débarque sur la scène grunge en 1997, ces trois adolescents aux faux airs de kurt cobain ont quinze ans et toutes leurs dents, et suscitent tant l’enthousiasme que la critique acerbe dans nombre de papiers rock qui attendent au tournant ce petit combo aux chansons grunge fraîches et rageuses. On y voit de pâles ressucées de la scène (morte) de Seattle, Nirvana et autre Pearl Jam. A tort.

Le chanteur/guitariste Daniel Johns et le batteur Ben Gillies se rencontrent sur les bancs de l’école, jouent de la musique ensemble et rencontrent plus tard celui qui deviendra leur bassiste, Chris Joannou. Leur premier groupe s’appelle « Short Elvis »,pour devenir très vite « Innocent Criminals ». Ils jouent principalement des reprises de Led Zeppelin, Deep purple, Black Sabbath: la musique de papa.

En 1994, ils remportent le concours national « Pick me » avec une démo « Tomorrow ». A la clé, un album éponyme, signé chez sony music.

En 1995 sort Frogstomp. En France, c’est le magazine Rocksound qui fera la première couverture des trois ados australiens, séduisant le jeune public français avec les incoutournables « Tomorrow » et « Israel son ». L’album est diablement efficace au regard de leur jeune âge. Caisse claire et basse rugissante laissent place à de titres plus apaisés, les magnifiques « Shade » et « Suicidal dream ». La voix de Daniel johns étant la cerise sur le gâteau.

En 1997 sort Freakshow, signe d’une certaine maturité. Le groupe commence à s’affirmer,arborant sans pudeur et avec talent l’influence digérée et assumée de Led Zep et de Black Sabbath, flirtant avec les Beatles sur « Abuse me », mais s’essayant aussi à des orchestrations plus personelles comme sur le magnifique morceau « Cemetery ».
« Freak » et « Slave » fédérent sur scène, les trois petites grenouilles tournent à plusieurs reprises avec les Red Hot Chili Peppers et Korn, clouant le bec (ou pas) de nombre de leurs détracteurs.

Lorsque le groupe enregistre le trés attendu Neon Balroom en 1999, la musique du combo prend un virage vertigineux.
Certains fans des débuts n’y trouveront plus leur compte.(cf le troisième single, « Ana’s song » un bon exemple du tournant trés pop de Silverchair). La voix du chanteur a mûri, le groupe s’essaie et c’est une réussite, au rock symphonique, le mariant au grunge brut de décoffrage des débuts,(« Spawn again ») avec en toile de fond les tourments du chanteur (annorexique à l’époque), donnant aux compositions pourtant surproduites une saveur encore plus sombre que celle des débuts. En ouverture, le magnifique et abouti « emotion sickness » résume magnifiquement un disque émotionellement riche et versatile. Sans doute l’album de la consécration.

Cette tendance ne fera que s’amplifier avec les prochains disques,s’éloignant radicalement (et c’est regrettable) de la ferveur rock des trois premiers opus, et évoluant vers une pop de plus en plus orchestrée, de plus en plus colorée (et de plus en plus mainstream ?).
Le groupe fait une pause, Daniel Johns se lance dans un projet parallèle plus ou moins réussi avec Paul Mac.

Le surprenant « Diorama », sorti en 2002, marche sur les traces de son prédecesseur pour les orchestrations, et prend des chemins innatendus. Refrains enchantés sur « Lov yur life », envolées vocales sur « across the night », apport de cuivres dans les orchestrations, le disque s’enrichit du travail de Van Dyke Parks (collaborateur de U2 et des beach boys, pas moins).
Le succès du groupe à l’échelle nationale ne tarit pas, mais l’identité du groupe a clairement changé.

Le cinquième album, Young Modern, est sorti le 31 mars 2007 en Australie et en juin dans le reste du monde. La couleur pop rock épique de Silverchair n’est plus à démentir, et le single « If you’re losing sleep » résume assez bien le nouveau rock grandiloquent, frais et trés édulcoré des australiens. La formule gagnante Daniel Johns/Van Dyke Parks semble définitivement coller à la formation qui a bien grandi et s’ouvre à un nouveau public. Désormais, Silverchair est sucré et sexy.

Site officiel: http://chairpage.com
Le fan club français: http://frenchfrogs.free.fr



Modification faite par maya-milky le 7 oct. 2007, 19h25m

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