Fleuron de la scène indie-rock américaine, les Girls Against Boys se distinguent par le groove sourd et syncopé de deux basses qui se répondent sur des rythmiques très dansantes, pour des concerts toujours emprunts d’une certaine tension explosive. Après un passage à vide de trois ans, les voilà revenus en forme avec You Can’t Fight What You Can’t See sur Jade Tree aux USA et Vicious Circle en France.

Né à l’aube des années 90 des cendres de Soulside, groupe de la mouvance hardcore de Washington où sévissaient déjà Scott McLoud, Alexis Fleisig et Johnny Temple, rejoints par Eli Janney, il a fallu aux Girls Against Boys deux albums et un exil volontaire à New York pour trouver véritablement le ton. L’inspiration décuplée par la ville la plus excitante de la planète, Venus Luxure N°1 Baby, qui marque le début de leur collaboration avec le label Touch And Go, pose les jalons : un son définitivement urbain, tendu, aux pulsations sourdes insufflées par deux basses, des rythmiques dance, l’utilisation à l’époque pas si courante de samples et d’un clavier et un parfum moite, malsain de blues sale ; le résultat insolite de leurs amours volages qui vont du punk 77 à Tom Waits, en passant par Minor Threat, la musique électronique et John Coltrane. Les Girls Against Boys étaient enfin prêts à conquérir le monde et leurs premières apparitions sur scène nous laissent encore le souvenir d’un groupe incroyablement original et excitant – et de quatre beaux gosses – qui marquera de manière indélébile les années 90.

Il faudra trois ans de jeu de cache-cache et de procès pour qu’ils puissent enfin se libérer de leur contrat avec Geffen et enregistrer un nouvel album au titre évocateur You can’t fight what you can’t see, retrouvant d’un coup Ted Niceley aux manettes et leurs sonorités si particulières et reconnaissables aux premiers accords. Retour aussi au monde des indépendants, sans regret, et c’est donc sur Vicious Circle, pour la France, que sort ce tout nouvel album, qui devrait non seulement ravir les fans de la première heure mais conquérir de jeunes oreilles en mal d’authenticité. Et pour ne rien gâcher, ils retrouveront aussi les scènes françaises qui leur manquent tant à la rentrée.

Modification faite par mr_maxis le 28 nov. 2007, 7h32m

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