Biographie

Les caprices du sort qui destinent un fils ou une fille préféré à s’extraire des profondeurs d’une petite communauté située en bord de mer dans le nord du Pays de Galles sont difficiles à comprendre. Duffy semble avoir été choisie pour chanter. Du plus loin qu’elle s’en souvienne, elle connaissait son destin.

Evocatrice de la musique avec laquelle elle a grandi, et pourtant tout à fait moderne, sa sonorité chargée de soul combine une atmosphère nostalgique avec le son rustique de la vie moderne. Influencée par Doris Duke, Bettye Swann, Scott Walker et Richard Hawley, Duffy a commencé à écrire des chansons à l’âge de dix ans. « Je viens d’une communauté très fermée. J’ai déménagé quand j’avais dix ans et j’ai grandi dans l’ouest du Pays de Galles, où j’ai seulement commencé à apprendre l’anglais comme seconde langue. Il était difficile pour moi de prendre part à une conversation, alors je me suis retirée dans l’écriture de chansons. C’était tout simplement naturel. »

Repérée par Richard Parfitt (60 Ft. Dolls) et Owen Powell (Catatonia) en 2004, elle a bientôt attiré l’attention de Jeannette Lee, de Rough Trade, qui est devenue son mentor et son manager. Exactement comme Vicki Wickham avait guidé Dusty Springfield vers les meilleurs collaborateurs musicaux de l’époque, ou comme Jerry Wexler et Ahmet Ertegun avaient aidé Aretha à trouver sa vraie voix dans les studios de Muscle Shoals à Memphis, Rough Trade a conduit Duffy chez Bernard Butler dans le quartier de Crouch End, à Londres, où elle a passé les deux dernières années à affûter et à aiguiser ses talents d’auteur de chansons, découvrant constamment en chemin des joyaux musicaux cachés qui l’inspiraient. L’album qui en résulte et qui marque ses débuts s’appelle Rockferry.

« Il n’y avait aucun magasin de musique dans ma ville - je savais simplement instinctivement ce que je voulais faire. Comme pour qui que ce soit qui arrive en ville en venant du Pays de Galles, il y avait beaucoup de choses auxquelles je devais faire face, et donc pour moi, cet album parle d’un voyage. Nous avons mis deux ans à trouver le bon processus, et je pense que nous y sommes arrivés. »

Accompagnée par un groupe de six musiciens, Duffy invente un son tout à la fois nostalgique et intemporel. « J’écris mes chansons a cappella et je les construis à partir de ça, c’est de là que vient notre son rétro. Dans les premiers temps, la musique était toujours enregistrée sur quatre pistes, elle devait donc être conduite par la mélodie. Quand nous avons eu fini les démos, nous les avons ramenées à leurs co-auteurs d’origine. Ça aurait été facile de prendre n’importe quel grand nom de la production américaine, mais nous avons préféré conserver leur côté organique. »

Enregistré directement sur bande, l’album possède un charisme qui lui est propre. Parmi ses points forts, on remarque, avec son air de défi, l’entraînant Mercy , hanté par le fantôme de Motown, Warwick Avenue, accrocheur à faire peur et Serious avec son refrain tranchant comme un rasoir.

« Il y a une partie de moi qui essaye d’assurer une cohésion d’ensemble, mais il y a une autre partie de moi qui veut juste crier, s’épuiser sur scène et dire : Je suis là ! »

Modification faite par freeloader1963 le 22 avr. 2008, 9h57m

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