Biographie

Dream Theater est un groupe de Metal progressif américain, formé par trois étudiants de l’école de musique de Berklee en 1985. Depuis leurs débuts il y a vingt ans, leurs deux albums les plus vendus sont Images and Words (1992) qui a reçu un disque d’or et Octavarium (2005).

Le groupe est reconnu pour le travail technique de chaque instrumentiste. Ils sont hautement respectés par les plus grands noms du rock et du metal, ce qui mène à plusieurs collaborations avec des grands noms de la musique.

La richesse stylistique du répertoire de Dream Theater, leur a permis de jouer avec des groupes très variés. Parmi les plus célèbres on peut citer Deep Purple, Emerson, Lake & Palmer, Fear Factory, In Flames, Iron Maiden, Joe Satriani, Marillion, Megadeth, Metallica, Pain of Salvation, Porcupine Tree, Queensrÿche, Riverside, Spock’s Beard, Symphony X, Steve Vai et Yes.


La création de Dream Theater remonte à 1985. Cette année-là, le guitariste John Petrucci et le bassiste John Myung, amis d’enfance originaires de Long Island (New York), entrent au prestigieux collège de musique de Berklee à Boston. Pour occuper leur temps libre et mettre en pratique leur apprentissage, ils souhaitent créer un groupe de rock comme ils le faisaient adolescents, mais ils n’avaient pas de batteur. Ils tombent un jour par hasard sur un étudiant, Mike Portnoy, arborant un t-shirt de Talas (groupe des années 1980 créé par le bassiste Billy Sheehan) s’entraînant à des exercices de batterie aux rythmes compliqués et qui les impressionna par la technicité et la vivacité de son jeu. Deux jours plus tard, il les rejoint et ils se mirent à répéter quotidiennement : ensemble ils forment déjà le noyau dur de ce qui deviendra Dream Theater.

Ainsi, âgés de seulement 18 ans, ils suivent ensemble des cours dans l’une des plus prestigieuses écoles de musique du monde. Petrucci évoque cette période dans une interview : « C’était fantastique de voir tous ces musiciens portant leur guitare, leur trompette, leur sax… Il y avait une ambiance mêlée de détente et d’extrême tension dans l’enceinte du campus : des musiciens terriblement concentrés sur ce qu’ils écoutaient dans leur walkman, affairés à relever des soli, des breaks, des fills, des outs. C’est une école géniale parce que le niveau des profs est gigantesque. Les cours, les théories de chacun d’eux sont presque philosophiques. »

A la différence de leurs camarades, les trois étudiants avaient une préférence pour le rock et le heavy metal (en particulier Iron Maiden et Queensryche) et se démarquaient également par leur longue chevelure. Berklee étant plutôt orientée jazz, ils ne passaient pas inaperçus ! Pour compléter leur line-up, ils prirent avec eux Kevin Moore aux claviers (un ancien camarade d’école qui avait déjà fait partie de Centurion, l’ancien groupe de Petrucci et Myung). Lui aussi étudiait la musique, mais à Fredonia, à New York.

En mars 1986, le chanteur Chris Collins les rejoint et le groupe prend alors le nom de Majesty (majestueux, c’était ainsi que Portnoy qualifiait Bastille Day, un morceau du groupe Rush). Le logo Dream Theater date d’ailleurs de cette période, et est inspiré du blason de la reine Mary Stuart d’Écosse. Ils donnèrent leur premier concert le 28 mai 1986 et enregistrèrent bientôt leurs premières maquettes. D’entrée de jeu, on peut être subjugué par l’aspect technique et les nombreux changements de rythme présents dans leurs mélodies. Collins quitta Majesty vers la fin de l’année. Il fut remplacé à l’automne 1987 par Charlie Dominici, plus âgé et plus expérimenté (son premier disque était sorti en 1969 !).

Avec Charlie Dominici, second chanteur, ils enregistrent leur premier album en 1989 : When Dream And Day Unite et changent leur nom en Dream Theater (le nom Majesty étant déjà celui d’un groupe de jazz), d’après le titre d’un petit cinéma en Californie. Aussi bien influencé par des groupes comme Rush ou Iron Maiden, le disque est reconnu par la presse spécialisée de l’époque ; dans l’histoire du rock, il est aussi le premier à oser pousser aussi loin la fusion entre heavy metal et rock progressif. La voix de Charlie Dominici ne convenant pas assez au style de Dream Theater, il quitte la formation d’un commun accord avec les autres membres. Dream Theater va ensuite traverser sa période la plus difficile. Le groupe reste plus d’un an sans chanteur, profitant de ce laps de temps pour travailler, s’entraîner, mais aussi pour chercher le chanteur qu’il lui faut ! C’est d’ailleurs pendant cette période que des morceaux comme A Change of Seasons, Take the Time ou Learning to Live sont écrits. Après avoir auditionné plusieurs chanteurs, dont un certain Sebastian Bach (qui a finalement fait partie de Skid Row), Dream Theater embauche finalement le canadien Kevin Labrie, ex-chanteur du groupe glam-rock Winter Rose. Dream Theater comportant déjà deux ‘John’ et un Kevin, Labrie change son nom en James, son 2e prénom.

En 1991 le groupe enregistre son deuxième disque, Images & Words, qui sortit en 1992 et devint son plus grand succès commercial, notamment grâce au single Pull Me Under. Cet album, toujours très progressif, s’éloigne toutefois des influences de Rush pour laisser apparaître la vraie personnalité de Dream Theater. Ils vendent 1 million d’exemplaires et posent les bases de ce que l’on connaît maintenant sous le nom de métal progressif.

Le groupe connaît un certain succès en dehors des États-Unis, en particulier au Japon ainsi qu’en Europe. Live at the Marquee est enregistré à Londres pour consacrer une première tournée internationale.

Awake (1994) (900.000 exemplaires vendus), l’album suivant, est beaucoup plus sombre et heavy, influence en partie due à cause de Moore qui souhaitait quitter le groupe, son style contrastant trop avec le reste de la bande. On y retrouve de nombreuses influences comme Metallica, ELP ou Rush. John Petrucci et Mike Portnoy, toujours aussi démonstratifs, ne parviennent pas à convaincre la presse spécialisée, qui reste sceptique. Kevin Moore finit par quitter définitivement la formation. Jordan Rudess le remplacera l’instant d’un concert, mais le groupe est plus ou moins satisfait de sa performance malgré sa virtuosité. En entrevue Mike Portnoy déclara même: « c’est un super claviériste, mais quand un musicien écrit des partitions pendant un concert quelque chose ne marche pas ». Rudess choisit de partir en tournée avec le groupe Dixie Dregs en remplacement de T. Lavitz. Derek Sherinian succéde momentanément à Moore pour assurer la tournée d’Awake, avant d’intégrer officiellement le groupe avec la sortie d’A Change Of Seasons (1995). Un album contenant une longue suite de plus de 23 minutes (la chanson-titre), ainsi que plusieurs reprises lives (Led Zeppelin, Elton John, Deep Purple, Kansas, Dixie Dregs, Queen…) enregistrées lors d’un concert dans le célèbre club jazz Ronnie Scott’s (lors du concert participèrent de nombreux invités célèbres comme Bruce Dickinson d’Iron Maiden ou Steve Howe de Yes). La chanson A Change Of Seasons avait été composée à l’époque d’Images & Words mais avait été écartée du tracklisting final de l’album (ce fut sous la pression des lettres de fans que l’enregistrement fut réalisé).

En 1997 sort Falling Into Infinity, qui marque une volonté (moins de la part du groupe que de sa maison de disque) de toucher un public plus large avec des titres plus accessibles ; d’ailleurs les tensions à l’époque étaient telles que Mike Portnoy faillit quitter le groupe ; suit l’album Once In A Livetime (live enregistré à Paris) en 1998. Plusieurs parties de ce concert sont d’ailleurs incluses sur la vidéocassette 5 Years in a Livetime. Quelque temps après la sortie de ce live, Derek Sherinian (claviers) est remercié et sera remplacé par Jordan Rudess (choix inévitable), suite à la participation de ce dernier dans le super-groupe Liquid Tension Experiment où, en plus de John Petrucci et Mike Portnoy on retrouvait le légendaire bassiste Tony Levin.

2002 sonne le retour à un rock plus brut avec le double CD Six Degrees Of Inner Turbulence. Alors que le premier CD frappe par son côté tantôt heavy, tantôt symphonique emprunt d’expérimentations sonores, le second propose une chanson de 42 minutes dans un style moins aventureux. Bien que chaque chanson de l’album parle d’un personnage atteint d’une forme de trouble mental, on ne le considère pas véritablement comme un album concept (ainsi, The Glass Prison, partie intégrale de l’Alcoholics Anonymous suite, dont les paroles furent écrites par Portnoy, parle de l’alcoolisme dont il fut atteint durant de nombreuses années). En 2003, Train Of Thought dévoile un style heavy poussé à son paroxysme, démontrant la symbiose parfaite qui peut exister entre la guitare et les claviers. L’influence de Metallica est la plus forte, ainsi que celle d’Iron Maiden dans une moindre mesure. En 2004, à l’occasion d’une nouvelle tournée mondiale, sort l’album et DVD Live At Budokan, enregistré à Tōkyō.

En 2005, sortie du nouvel album, Octavarium, très influencé par Muse et U2, et dont le titre éponyme rend compte des influences de grands noms du rock progressif (Pink Floyd, Genesis, King Crimson…) sur le groupe. Certains voient en cet album une réaction aux deux précédents, bien plus orientés vers du heavy metal brut (alors qu’en réalité Dream Theater a toujours possédé un certain aspect pop, mais ne l’avait jamais réellement exprimé). Suivra le Gigantour, tournée US avec Megadeth et Fear Factory notamment. Le 25 juin 2005, première partie du concert de Iron Maiden au Parc des Princes (Paris).

Le 29 août 2006, c’est la sortie de leur tout dernier album live, nommé Score ; il a été enregistré à New York, lors du dernier concert de la tournée d’Octavarium le 1er avril 2006. Ce concert était particulier pour Dream Theater, puisqu’ils se produisaient dans l’une des plus prestigieuses salles de concert des États-Unis (le Radio City Music Hall, à New-York, que l’on peut comparer en terme de prestige à l’Olympia de Paris) et qu’ils interprétèrent une partie du show avec un orchestre de musique classique, baptisé « Octavarium Orchestra » (peut être comparé à l’album S&M de Metallica, ou le DVD Yes Symphonic de Yes).

Après une période de repos, le groupe se retrouve en septembre 2006 pour la promotion de Score, ainsi que pour l’écriture et l’enregistrement du prochain album, intitulé « Systematic Chaos », lequel est sorti le 4 juin 2007.

Pour ce nouvel opus, le groupe investi de nouveau les Avatar Studios à New York et l’ingénieur son est cette fois Paul Northfield (Rush, Queensrÿche, Suicidal Tendencies, Marilyn Manson). Il était d’ailleurs possible d’écouter quelques extraits sur le myspace de Mike Portnoy avant la sortie de l’album. Ceci fut une nouveauté chez Dream Theater, puisque pour les précedents albums, le groupe tenait à tenir le secret sur le contenu pour réserver la surprise aux fans. Pour cet album, le groupe a signé chez le Label Roadrunner Records. Techniquement l’album se compose de 8 morceaux, mais en réalité il se compose de 7 morceaux. Ceci en raison de : « In Presence Of Ennemies » qui se divise en deux parties, « In Presence Of Ennemies part I » ouvrant l’album (track 1) et « In Presence Of Ennemies Part 2 » terminant l’album. L’utilisation de la 7 cordes de John Petrucci donne à cet album un aspect très Heavy, dans le sens Hard sans en abuser. En effet, l’intulé « The Dark Eternak Night » commence par un riff qui puisse être dûr à avaler à la premiere écoute ! John Petrucci inaugure aussi dans cet album ses nouvelles guitares signature Music Man Ernie Ball Familly Reserve sous le nom de BFR 1, dont un bel apperçus des sonorités très polyvalentes, sont audible tout le long de l’album, par « Constant Motion » et son intro très Hard et saturé (ainsi qu’un impressionant solo ou l’on sent Petrucci s’envoler tant la puissance, l’énergie et la rapidité sont impressionnant) et « Repentance », lors d’une minute de solo fantastiquement douce, fluide et belle que nous délivre l’incroyable performance guitaristique et mélodique, et les capacités sonores polyvalentes de la guitare. « Repentance » continue la AA Saga de Mike Portnoy. « Constant Motion » sera mis en scène pour un clip vidéo, premier depuis le milieu des années 90. La tournée commença en Europe, point de vu stratégique de la maison de disque, et fut accomagné par une autre bande mythique du Heavy et du Neo Classique Symphony X qui ouvrira les shows.

Le 1er avril 2008, se trouvera dans les bacs une compilation intitulée Dream Theater’s Greatest Hit (…and 21 other pretty cool songs). Le Greatest Hit faisant référence au tube planétaire « Pull Me Under ». Cette compilation sera divisée en deux parties, « Dark Side » et « Light Side », ceci dans le but de faire découvrir les multiples facettes du groupe et ainsi élargir, pourquoi pas, la communauté de fans déjà impressionante.

La nouvelle vient de tomber (11/03/09) le prochain album de Dream Theater se nommera « Black Clouds & Silver Linings » et sortira le 23 Juin prochain, en édition standard ou en édition 3 CD!
Alors préparez vous a prendre une grosse claque!

Modification faite par Mambba le 7 jui. 2010, 9h51m

Tous les textes fournis par les utilisateurs sur cette page tombent sous la Licence Creative Commons Attribution/Share-Alike.
Les textes peuvent aussi être régis par la Licence de documentation libre GNU.

Factbox

Composée d'infos mises en évidence dans le wiki.

Aucune information sur cet artiste

Vous voyez la version 15. Voir les anciennes versions, ou discuter de ce wiki.

Vous pouvez également consulter une liste de tous les derniers wikis modifiés.