Biographie

Benjamin Earl Nelson, dit Ben E. King, est un chanteur de rhythm and blues américain. Membre de plusieurs groupes R&B, il connaîtra un succès en solo au début des années 1960 largement dû à son tube « Stand by Me ».

Né à Henderson, Caroline du Nord, il chante dès son plus jeune âge au sein du chœur de gospel local. Alors qu’il a 9 ans, sa famille déménage pour Harlem où il intègre un groupe de doo-wop appelé The Four B’s. Au lycée, manquant l’occasion de rejoindre The Moonglows parce que trop jeune, il connaît de premiers et encourageants succès avec The Five Crowns, groupe qu’il avait rejoint en 1958.

La formation se produit plusieurs fois au mythique Apollo dont un soir en compagnie des Drifters. George Tradwell, manager d’un groupe déprimé depuis qu’il avait perdu son chanteur vedette (Clyde McPhatter), est séduit par le talent du jeune Nelson. Il décide alors de balayer les Drifters d’alors (renvoyant les chanteurs) pour les remplacer par les Five Crowns.

S’ils héritaient d’un nom prestigieux, les Five Crowns durent faire face à la claire hostilité d’un public pas dupe du changement de formation. C’est durant cette même année 1959 qu’ils prennent le temps de travailler en studio, enregistrant notamment « There Goes my Baby ». Le tube, co-écrit par Nelson, permet aux nouveaux Drifters d’enchaîner, la neuve et bonne réputation aidant, les succès : « Dance With Me », « This Magic Moment », « Save the Last Dance for Me », « I Count the Tears ».

Pour autant, il n’était pas question pour Tradwell de répondre favorablement aux demandes d’augmentation de rémunérations des chanteurs. Ainsi, lorsque Nelson plaide en faveur de salaires et de partages de royalties plus justes, la fin de non recevoir opposée par Tradwell pousse le chanteur à quitter le groupe. C’est le début de la carrière solo.

Ce n’est qu’en 1960, alors qu’il signe un contrat solo chez Atlantic, que Benjamin Nelson adopte définitivement le nom de scène de Ben E. King. Il enregistre « Spanish Harlem » (1961) qui atteint le top 10 des classements de vente Pop et confirme magistralement l’année suivante avec « Stand by Me », un tube bientôt classique.

Capitalisant efficacement le succès de ses deux premiers titres solo, Ben E. King enregistre 5 albums entre 1961 (« Spanish Harlem ») et 1967 (« What is Soul »). Le succès va décroissant, le chanteur ne confirmant pas véritablement ses débuts faute de titres porteurs ; retenons de cette période, la plus productive de la vie du chanteur, « Dont Play That Song » (que reprendra Aretha Franklin), « I who Have nothing », (Donny Hathaway avec Roberta Flack), « Amor ».

En 1970 paraît son 6e LP, « Rough Edges ». L’echec commercial de l’album marque la mort artistique de Ben E. King, désormais guère populaire. Continuant à enregistrer des albums dans les années 1970 et 1980, il retrouvera un semblant de succès avec « Super Natural Thing », titre loin de son repertoire surfant surtout sur la vague disco. Le chanteur n’échappe donc pas à cette fin de parcours chaotique qu’ont vécue tant d’artistes soul dont les carrières s’essoufflèrent, la décennie 1960 passée.

En 1982, King partira en tournée avec ses anciens Drifters ; en 1986, son « Stand by me » renoue avec le succès grâce au film de Rob Reiner du même nom. Le chanteur ne mettra jamais de terme définitif à sa carrière, son dernier LP « I’ve been around » étant paru en 2006.

Modification faite par VogueLaGalere le 20 sept. 2009, 18h15m

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