Biographie

AqME, c’est avant tout quatre grandes personnalités : Thomas « Koma » Thirrion au chant, Etienne « Etn » Sarthou à la batterie, Charlotte Poiget à la basse, et Benjamin Rubin, aujourd’hui remplacé par Julien Hekking, à la guitare. AqME est un groupe à part. A part dans l’état d’esprit, à part dans l’attitude, à part dans le son. Souvent à contre-courant, souvent radical dans ses choix. Toujours droit. Immuable.

En 1999, AqME enregistre sa première démo, « University of Nowhere » six mois après s’être formé. Deux ans plus tard, Charlotte rejoint le groupe, les choses sérieuses démarrent, AqME passe à la vitesse supérieure.

Pour son premier album, « Sombres Efforts », le groupe ne choisit pas la facilité. Sans le soutien d’un label, les AqME partent s’enfermer en studio, en Suède, avec Daniel Bergstrand (Meshuggah, In Flames). Les musiciens sont en huit clos, mais délivrent un disque étrangement vaste. Dès son retour, le groupe continue à marquer son indépendance en signant avec le Label Indépendant At(h)ome. « Sombres Efforts » sort le 10 Septembre 2002 et s’installe dans le paysage rock français à force de concerts. AqME joue partout, tout le temps : 90 dates dans la sueur, avec comme final un show brûlant devant 10 000 personnes au Festival des Eurockéennes de Belfort.

Quelques mois plus tard, après avoir enchaîné les kilomètres, l’urgence du studio les prend déjà au ventre. AqME est un groupe qui compose vite parce qu’il en a besoin, tout en s’imposant une qualité constante. Retour en Suède en 2004 pour « Polaroids & Pornographie », second opus un cran plus lourd dans les mots, mais plus aérien dans le son. Plus ouvert sur le monde extérieur, plus fiévreux, l’album marque une réelle progression de la part du groupe. Progression qui se confirmera sur scène où AqME prend une ampleur hors de proportion, retourne les salles partout où il passe, et s’offre un Elysée-Montmartre complet. Dans la salle, Nicolas Sirkis (Indochine) est installé au balcon. Il suit le groupe depuis quelques temps déjà et les a invité sur son Festival itinérant, le X-Festival, en 2003.

Pour son troisième album, AqME change tout. La collaboration avec Daniel Bergstrand a atteint ses limites, le groupe décide de rester sur Paris et de travailler avec Steve Prestage (Black Sabbath, Peter Gabriel mais aussi De Palmas).

« La Fin des Temps » est enregistré en trente jours, étalés sur une période de trois mois dans des conditions totalement nouvelles. Le groupe n’est plus replié sur lui-même. Chacun rentre à la maison le soir, quand ils ne jouent pas au Printemps de Bourges, à Solidays ou au Furia Sound Festival. Chaque coupure permet de prendre du recul sur ce qui a déjà été produit, chaque concert renforce un peu plus l’envie de composer le meilleur album possible. Les relations avec Prestage sont simples, les AqME se sentent plus à l’aise. Et pourtant, le disque n’en est pas moins sombre, moins pesant. Bien au contraire. « La Fin des Temps » est porté par un fil rouge : la fin, la mort. La mort de tout, de l’humain (« Rien Au Monde »), de l’ignorance (« Une Vie Pour Rien »), de l’insouciance (« La Fin des Temps »), de l’amour (« Une Dernière Fois »), des rêves (« Des Illusions »). L’acceptation que tout a une fin, aussi dure soit-elle à digérer. Autour de ce sujet, comme porté par son poids, le groupe entier s’est réuni sur certains textes. Le premier single, « Pas Assez Loin », s’inscrit dans cette ambiance tout en mettant en valeur la facilité déroutante du groupe à répandre des mélodies pop imparables et accrocheuses. Lancé en pâture aux fans sur quelques dates, le titre a déjà prouvé son efficacité immédiate. Si certains artistes ont besoin de s’isoler, de s’assombrir pour créer quelque chose de triste et de beau, AqME n’est pas de ceux-là. C’est la différence entre l’être et le paraître. Entre « être » dans un état et « se mettre » dans un état. AqME ne se met pas dans un état. AqME ne fait pas semblant. N’a pas peur de ce qu’il a dans le ventre. Quitte à s’éloigner encore un peu plus de la norme et de ce que l’on attend aujourd’hui d’un groupe de Rock français.

Une attitude qui fait écho à celle de Indochine à qui AqME a offert un titre, « Aujourd’hui je pleure » pour son nouvel album. Les deux groupes se sont retrouvés en studio au grand complet pour l’enregistrer, en prise directe.

Nouveau producteur, nouvelle collaboration, nouvelle méthode de travail, « La Fin des Temps » paraît fin 2005 dans une ambiance plus sombre où le chant est privilégié à l’énergie criante qu’ils développaient parfois auparavant. Début 2008, place à « Hérésie » qui semble être le disque le plus abouti jusqu’ici, de l’avis du groupe et d’une majorité de fans.

Le jeudi 27 novembre 2008, le groupe publie un communiqué pour informer de sa séparation avec Benjamin Rubin, le guitariste des débuts. Début janvier 2009, on apprend le nom de son remplaçant : Julien Hekking, évoluant entre autres au sein du groupe français Lazy. Depuis, cette nouvelle formation s’est envolée en Suède retrouver Dan Bergstrand et enregistrer leur cinquième album « En l’Honneur de Jupiter », sorti le 19 octobre 2009. Ce disque va loin en puissance et ouvre une nouvelle page du groupe.

Après avoir généré et renforcé un noyau de fans inconditionnels, AqME s’apprête à conquérir un nouveau public. Sans jamais dévier, toujours fidèle à son univers et l’identité qu’il a construite, le groupe revient. Plus que jamais sombre et fort.

Modification faite par Kurenai29 le 19 oct. 2009, 9h40m

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